Le Mans Classic

Le paradis des collectionneurs

Circuit Bugatti, au milieu des voitures de club. Au premier plan une Lola T70

En prégrille juste avant la session de qualification du plateau 5, une Alpine A210 et sa pilote, Gaby von Oppenheim

Imaginez la corne d’abondance de l’automobile ancienne, un endroit où les attentes des visiteurs les plus exigeants sont perpétuellement dépassées : c’était Le Mans Classic 2022, qui s’est tenu du 30 juin au 3 juillet.

Rétro Assurances ne pouvait pas manquer l’événement et y accueillait les collectionneurs sur son stand.

Le Mans Classic, ce sont bien sûr des courses, qui se tiennent sur l’intégralité du grand circuit éphémère pour célébrer une épreuve qui fêtera en 2023 son centenaire. Elles opposent la plus grande partie des voitures qui y ont participé durant sa longue histoire, de 1923 aux années 2000. Des Chenard et Walcker aux Renault 4CV, des Ferrari 512M aux Porsche 917, toutes les facettes de la course d’endurance étaient représentées lors de la dixième édition, à travers 750 bolides répartis en six plateaux, départagés par trois courses chacun.

Comme si ce programme n’était pas suffisamment gargantuesque, s’y ajoutaient sur la piste les courses du plateau Jaguar, du Groupe C des années 80, de la Porsche Classic Race Le Mans et de l’Endurance Racing Legends réunissant des prototypes et GT des années 90 et 2000. Le spectacle était bien entendu sur la piste, où les mécaniques étaient mises à rude épreuve. Même s’il n’était bien sûr pas question de courses de 24 heures, les affrontements étaient suffisamment sévères pour provoquer leur lot de pannes et sorties de route. L’ambiance de la course pouvait se ressentir pleinement dans les paddocks, où on pouvait admirer les voitures de près et voir les équipes de mécaniciens s’affairer sur les bolides. Les méthodes étaient bien différentes selon les montures : ordinateurs connectés sur les moteurs les plus récents et outils les plus traditionnels pour les exemplaires des années 20 et 30.

Renault présentait une belle exposition de modèles dont cette barquette DB R1066 ayant participé aux 24 Heures du Mans 1953

Le clou de le vente Artcurial, la Maserati A6 GCS/53 Fiandri Spider de 1954 vendue 3 418 000 €

Phénoménale Bentley Speed Six, concurrente du plateau 1 réunissant les avant-guerre

 

Un stand Rétro Assurances au Mans Classic 2022

Une ambiance particulière régnait sur cette dixième édition puisque celle qui était prévue en 2020 a dû être annulée. Les concurrents et le public attendait donc depuis 2018 de revivre cet événement. Avec plus de 200 000 spectateurs, la fréquentation a largement dépassé les records déjà établis. Nombre d’entre eux ont fait le déplacement sur le stand de Rétro Assurance pour y rencontrer l’équipe, y assurer leurs nouvelles acquisitions ou s’informer des offres proposées aux collectionneurs.

Notre stand était situé au cœur du Village des Exposants, qui réunissait tous les acteurs du monde de l’ancienne, depuis la FFVE aux pétroliers en passant par les spécialistes de miniatures et de pièces détachées.

On pouvait y admirer d’exceptionnelles expositions dont une consacrée à la marque Deutsch et Bonnet : la plus grande partie de ses modèles de course était représentée. Non loin de là étaient réunies des Bristol de course dont la spectaculaire 450 ayant participé trois fois aux 24 Heures en 1953, 1954 et 1955. Quelques pas de plus et on découvrait l’impressionnant autocar de tourisme parisien Cityrama, qui a été sélectionné par la Fondation du Patrimoine pour être intégralement restauré.

Nous étions bien présents au Mans Classic 2022 grâce à notre stand situé dans le village des exposants

Fantastique exposition consacrée à la marque française Deutsch et Bonnet grâce à la FFVE et Motul

Le Village des Exposants ne constituait qu’un petit aperçu de la diversité du spectacle proposé par Le Mans Classic. Toutes les chapelles du monde de l’automobile de collection étaient représentées : les pilotes étaient véhiculés par des Volkswagen Combi aménagés, des Jeeps et des GMC de la Deuxième Guerre mondiale tandis qu’une partie du public était transportée par des autobus anciens, Saurer, Saviem ou Chausson. Sur la partie du circuit Bugatti qui n’était pas utilisée par la course étaient réunis les clubs de collectionneurs. Les visiteurs étaient certains d’y découvrir des voitures jamais vues auparavant, depuis d’improbables kits cars britanniques jusqu’aux modèles les plus prestigieux.

 

Au détour des allées, on découvrait ainsi une Bugatti Chiron et trois exemplaires de Ford GT modernes, tandis qu’une dizaine de Ford GT40 d’époque étaient réunies sans autre cérémonial, comme s’il s’agissait de modestes voitures de collection.

Depuis les Iso Lele jusqu’aux Marcos Mantis en passant par une spectaculaires Ultima GTR, les modèles les plus rares étaient bien présents au Mans Classic.

A contrario, la marque la plus représentée était sans aucun doute Porsche, dont les nombreux clubs présents rassemblaient au moins un millier d’exemplaires au total. L’occasion pour les spécialistes de décrypter les innombrables versions et configurations de 911.

Le Village des Exposants ne constituait qu’un petit aperçu de la diversité du spectacle proposé par Le Mans Classic. Toutes les chapelles du monde de l’automobile de collection étaient représentées : les pilotes étaient véhiculés par des Volkswagen Combi aménagés, des Jeeps et des GMC de la Deuxième Guerre mondiale tandis qu’une partie du public était transportée par des autobus anciens, Saurer, Saviem ou Chausson. Sur la partie du circuit Bugatti qui n’était pas utilisée par la course étaient réunis les clubs de collectionneurs. Les visiteurs étaient certains d’y découvrir des voitures jamais vues auparavant, depuis d’improbables kits cars britanniques jusqu’aux modèles les plus prestigieux. Au détour des allées, on découvrait ainsi une Bugatti Chiron et trois exemplaires de Ford GT modernes, tandis qu’une dizaine de Ford GT40 d’époque étaient réunies sans autre cérémonial, comme s’il s’agissait de modestes voitures de collection. Depuis les Iso Lele jusqu’aux Marcos Mantis en passant par une spectaculaires Ultima GTR, les modèles les plus rares étaient bien présents au Mans Classic. A contrario, la marque la plus représentée était sans aucun doute Porsche, dont les nombreux clubs présents rassemblaient au moins un millier d’exemplaires au total. L’occasion pour les spécialistes de décrypter les innombrables versions et configurations de 911

 

Les constructeurs nombreux au rendez-vous

Les constructeurs n’étaient pas en reste. Beaucoup avaient profité de l’événement pour organiser des expositions réunissant les plus belles pièces de leur patrimoine. Mercedes célébrait ses succès en compétition en France en exposant neuf voitures victorieuses, depuis la Daimler à deux cylindres qui remporta le Paris Rouen 1894 jusqu’à la Formule 1 de Lewis Hamilton couronnée au Grand Prix de France 2018. Alfa Romeo présentait ses modèles conçus pour Le Mans y compris le prototype SE 048 SP de 1989 qui n’a finalement jamais couru. Renault exposait bien sûr des Renault 5 pour célébrer son cinquantenaire mais engageait en course trois exemplaires de 4CV, pour rappeler le triplé de classe remporté par la petite puce de Billancourt en 1950. L’Aventure Peugeot a quant à elle choisi d’engager une CD SP66 de 1966 motorisé par un moteur issu de la 204. Enfin, Porsche célébrait l’anniversaire de sa lignée R.S. en exposant les représentantes de cette lignée née en 1972.
Gargantuesque, incomparable, festif, hors norme, Le Mans Classic a une nouvelle ébahi ses spectateurs, grâce également à une organisation impressionnante qui a permis de canaliser les 8 500 voitures anciennes présentes et les visiteurs. On en redemande on sera vite exaucé puisque la prochaine édition aura lieu dès 2023, du 29 juin au 2 juillet afin de célébrer dignement le centenaire.

La fameuse courbe Dunlop, photographiée durant le Jaguar Classic Challenge, qui réunissait les modèles de l’âge d’or de la marque, depuis la XK120 à la Type E, en passant par les Type D et Type C

Les mécaniciens étaient aux petits soins pour leurs montures dans les paddocks, comme ici cette Alfa Romeo 8C 2300 MM Spider Zagato de 1932

 

Ce bus Citroën Cityrama va être entièrement restauré notamment grâce à la Fondation du Patrimoine

Le spectaculaire paddock Groupe C accueillait à ses portes ces Nissan R89C et R90C de 1989 et 1990

 

Date publication