Le Mans Classic : le temps du renouveau
Devenu annuel, Le Mans Classic se consacrait cette année à l’histoire récente de l’épreuve, écrite après 1970. L’occasion de donner à voir au public des bolides plus récents. En dépit d’un programme un peu moins gargantuesque, le spectacle porté par la légende de la course est resté hors normes. Rétro+ était bien entendu une nouvelle fois présent, au plus près de ses clients.
Depuis sa création en 2002 par Peter Auto et l’ACO, Le Mans Classic se proposait de réunir tous les deux ans les compétitrices des 24 Heures du Mans depuis les origines de la course en 1923 jusqu’à l’ère moderne. Une ambition qui a abouti à la plus grande course historique de France, un événement organisé sur le grand circuit des 24 Heures, drainant au fil des éditions toujours plus de spectateurs et de collectionneurs. En 2025, les organisateurs ont annoncé leur intention d’annualiser l’événement, en affectant à chaque édition une période : 1923 aux années 1970 pour l’édition Heritage qui aura lieu l’année prochaine et les modèles ultérieurs pour Le Mans Classic Legend, dont la première édition avait lieu cette année. L’occasion de revoir sur la piste les catégories qui ont fait l’histoire depuis 50 ans, des GT marquantes des années 1970 aux LMP1 et LMP2 de la première décennie des années 2000 en passant par les Groupe C des années 1980. Des bolides pour la plupart très sophistiqués, dont le fonctionnement réclame l’attention de tous les instants de la part d’équipes de mécaniciens dédiées. Le spectacle est donc toujours autant sur la piste que dans les paddocks où sont changés les pneus, réglés les moteurs, préparés les carrosseries, notamment pour les étapes de nuit. Parmi les compétitrices d’exception, on relevait cette année deux McLaren F1 GTR dans le plateau 8 consacré aux GT des années 1990, quatre Porsche 962 dans le Groupe C ou encore deux Peugeot 908 dans le plateau 10. Des courses support complétaient le programme avec notamment un spectaculaire plateau Nascar, très apprécié par le public.
Des expositions exceptionnelles
Toujours fidèle à l’événement, Rétro+ avait pris ses quartiers dans le célèbre Village du circuit du Mans, où l’équipe, y compris Roland et Nicolas Thérond, le président et le PDG, a reçu de nombreux clients. Ils pouvaient tenter de gagner une réplique du casque de Michael Schumacher de sa période Ferrari. A proximité, on pouvait cette année découvrir deux expositions exceptionnelles. La première était consacrée à l’ingénieur Gordon Murray, qui a marqué la Formule 1 dans les années 1970 et 1980 grâce à certaines monoplaces révolutionnaires qu’il a conçues chez Brabham et McLaren. On pouvait également découvrir plusieurs exemplaires de la supercar la plus chère et la plus mythique des années 1990, la McLaren F1, mais aussi plusieurs de ses toutes dernières créations produites à moins de 130 exemplaires, les extraordinaires T33 et T50. Des voitures qui ont également pris la piste le temps d’une parade. Autre rassemblement exceptionnel, celui consacré à la Porsche 917, là encore l’une des compétitrices les plus emblématiques de l’histoire des 24 Heures du Mans, qu’elle a remportés en 1970 et 1971. Six d’entre elles étaient réunies, auxquelles s’ajoutait une 907 qui a beaucoup compté dans le développement de la championne. Parmi elles, on relevait en particulier la présence de la fantastique LH « Psychédélique » à la livrée typique des années 70, qui a terminé deuxième lors de l’édition 1970.
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Les clubs toujours en première ligne
Le Mans Classic a bien entendu conservé la tradition d’accueil des clubs même si leur nombre était inférieur aux éditions précédentes. On pouvait tout de même sur la piste du « petit » circuit Bugatti, découvrir des modèles rares, y compris des supercars modernes comme l’Aston Martin Walkyrie ou la rarissime barquette McLaren Elva. Comme toujours, les marques Alpine et Porsche étaient les mieux représentées, même si les 250 ans de la création des Etats-Unis d’Amérique semblent avoir inspiré les amateurs d’américaines : les Ford Mustang et Chevrolet Corvette étaient venues en nombre. Les constructeurs ont été moins nombreux au rendez-vous mais Renault avait fait le déplacement en mettant en avant la nouvelle version électrique de sa R5 Turbo, présentée en parallèle avec une authentique championne de Rallye, une 5 Turbo Maxi dans sa livrée Philips. Chez BMW, on célébrait les 40 ans de la M3 avec bien sûr un exemplaire de la E30 originelle mais aussi son dernier M Concept Neue Klasse, présenté pour la première fois en France, comme un avant goût du prochain Salon de l’Auto. Enfin, le folklore du Mans Classic était toujours respecté : les campings peuplés de Britanniques venus au volant des montures les plus improbables, les navettes de pilotes et de VIP assurées par des véhicules américains de la Deuxième guerre mondiale, de combis Volkswagen ou de Citroën bicylindres, ou encore les circuits en bus ancien étaient bien au programme. Il faudra attendre juillet 2027 et l’édition Heritage pour boucler la boucle de cette nouvelle formule. En attendant, 160 000 spectateurs ont répondu à l’appel lors de cette édition.
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Écrit par pclazer — Publié le





