181 500 visiteurs se sont pressés au Parc des Expositions de la Porte de Versailles du 27 janvier au 1er février, soit 24 % de plus qu’en 2025. Un succès qui témoigne une nouvelle fois de la vivacité de la passion pour les véhicules anciens sous toutes ses formes.
Chaque début d’année, le Salon Rétromobile ouvre la saison de l’automobile ancienne. Les membres de clubs se retrouvent, les marchands invitent leurs clients, les organisateurs d’événements présentent leur calendrier. Et bien sûr les visiteurs parfois venus de l’autre côté de la planète viennent admirer plus de 1 000 véhicules souvent rarissimes. L’événement essaime d’ailleurs désormais dans toute la capitale avec les ventes aux enchères des grandes maisons, Artcurial Motorcars, Bonhams ou Gros et Delettrez organisées durant cette « semaine parisienne », qui s’est tenue cette année du 27 janvier au 1er février. Les habitudes des plus expérimentés ont été quelque peu bousculées en 2026, le réaménagement du parc des Expositions de la Porte de Versailles ayant contraint le Salon à migrer vers des nouveaux bâtiments plus modernes. Réparti sur les trois étages du hall 7 et le Hall 4, l’événement a cette année enfanté d’une annexe : l’Ultimate Supercar Garage qui se consacrait exclusivement aux sportives d’exception, modernes et jeunes anciennes. Le moins que l’on puisse dire est que le public a répondu à l’appel, au point que certaines allées étaient impraticables durant le week-end, un phénomène que les organisateurs ont d’ailleurs reconnu dans leur communiqué final, promettant des ajustements pour l’édition 2027.
Bugatti de route et de rail
Grâce au savoir faire de son dénicheur de raretés patenté, Thierry Farges, Rétromobile a pris l’habitude d’expositions hors du commun, présentant des véhicules gigantesques ou décalés lors de chaque édition. Il sera difficile de faire plus spectaculaire que celle de cette année, organisée autour de l’autorail Bugatti, exposé habituellement à la Cité du Train à Mulhouse. Ce monstre de 40 tonnes et 22,3 m de long, unique exemplaire survivant, a été transporté par convoi très exceptionnel par la route et présenté au centre d’une exposition d’automobiles Bugatti venus du Musée National de L’Automobile de Mulhouse Collection Schlumpf. Elle accueillait les visiteurs au rez-de-chaussée du Hall 7 où étaient également exposés les lots de la vente Gooding Christie’s qui a pris cette année la place d’Artcurial Motorcars. Une sélection à la hauteur de la réputation de la maison américano-britannique qui proposait notamment une Ferrari 250 California châssis long. Elle n’a pas trouvé preneur, à l’inverse de la Talbot Lago T150 « Goutte d’Eau », autre star de la vente qui a atteint 6,7 millions d’euros frais compris.
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Les constructeurs toujours plus nombreux
Le deuxième étage du Hall 7 concentrait les constructeurs, toujours heureux de rattacher leurs productions présentes à leur héritage. Renault présentait ainsi à l’occasion du lancement de sa nouvelle Clio toutes ses ascendantes y compris ses nombreux dérivés de compétition. Peugeot profitait de la renaissance de sa griffe GTI sur la 208 pour en rappeler l’origine à travers une exposition exclusivement composée de 205, de la 1.6 des débuts jusqu’à la série limitée Griffe. Citroën a quant à lui préféré se concentrer sur son héritage de concept-cars, tandis que Mazda célébrait l’anniversaire de sa victoire aux 24 Heures du Mans 1991 en exposant la 787B de l’exploit, très appréciée par le public. Volkswagen célébrait lui aussi les 50 ans de la Golf GTI, celle qui a inventé le sigle. Elle était naturellement représentée par un exemplaire de chacune de ses générations. L’exposition la plus remarquée restait celle de BMW qui a eu l’honneur de l’affiche du Salon grâce au cinquantenaire des Art Cars. Les deux premières d’entre elles, les CSL du Mans décorées par Calder et Stella à l’initiative d’Hervé Poulain étaient au rendez-vous avec la M1 d’Andy Warhol et la M3 GT2 de Jeff Koons.
Des marchands d’élite
L’une des particularités de Rétromobile par rapport aux autres Salons français consacrés aux véhicules anciens réside dans la présence de marchands internationaux de haut vol, capables de présenter des pièces historiques dotées de palmarès ou particulièrement rares. Ils étaient réunis au troisième niveau du Hall 7 et on découvrait sur leurs stands au fil des allées une Peugeot 908 HDI, une McLaren GTR ou encore une Porsche 956 des 24 Heures du Mans ainsi que d’innombrables Ferrari parmi les plus rares et bien sûr les plus chères. Dans cet espace figurait également le stand de l’horloger Richard Mille, qui exposait justement des Ferrari des 24 Heures du Mans, y compris celle de la victoire de 2024. La grande nouveauté de l’année était cependant l’Ultimate Supercar Garage, espace d’exposition séparé dans le Hall 4. Une belle idée qui a permis de rajeunir le public, mais il s’agissait pour toutes les générations d’une occasion unique d’admirer des exemplaires habituellement cachés dans les garages de milliardaires. Aston Martin Walkyrie, Bugatti Veyron et Chiron, Pagani Zonda et Huayra mais aussi des modèles encore plus confidentiels comme la Praga R1 s’y disputaient la vedette. Bref, Rétromobile poursuit avec éclat sa croissance au point de s’exporter à New York en novembre prochain : la cinquantaine rugissante !
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Écrit par Rétro+ — Publié le





