Lorsqu’on pense fiabilité, le moteur vient en première ligne mais une panne de transmission peut s’avérer immobilisante et d’autant plus coûteuse qu’elle requiert des compétences de réparateurs pointus pour être rénovées. Une utilisation adaptée et un entretien suivi restent les clés de la durabilité de ces organes.
En matière d’ingénierie mécanique, la transmission des automobiles apparaît comme l’organe le plus complexe après le moteur, surtout depuis la généralisation récente des boîtes automatisées. A ce titre, elles peuvent être à l’origine de pannes coûteuses, surtout si elles sont mal utilisées. Voici quelques conseils pour les faire durer le plus longtemps possible.
Les transmissions manuelles : l’utilisation avisée, clé de leur durée de vie
Moins complexes que les boîtes automatiques, les transmissions manuelles n’en comprennent pas moins des dizaines voire des centaines de pièces mobiles et leur bon fonctionnement est dépendant de l’organe qui établit leur liaison avec le moteur : l’embrayage. Ce dernier apparaît comme la pièce la plus sensible à l’usure. Une utilisation raisonnée, même en ville, peut cependant permettre de multiplier par deux ou trois sa durée de vie : éviter à tout prix de laisser le pied dessus en position embrayée, l’actionner avec le moins de régime moteur possible et en souplesse, pour limiter à la fois le patinage et l’usure du mécanisme : voilà les clés de sa durée de vie. Bien entendu, les modèles à forte puissance le mettent généralement plus à l’épreuve. Afin de contrôler la bonne santé de cet organe, accélérer à fond dans le rapport le plus élevé permet de contrôler qu’il ne patine pas, tandis qu’un bruit de roulement ou un sifflement au point mort en position embrayée peut être le témoin d’une butée en fin de vie.
Concernant la transmission en elle-même, un passage des vitesses en souplesse et sans forcer, notamment à froid, permet d’économiser les synchros, les plus sensibles à l’usure. Rien ne sert non plus de forcer si la marche arrière ne s’enclenche pas : remasser au point mort moteur tournant et embrayer permet le plus souvent de la débloquer. Enfin, une transmission manuelle nécessite des vidanges régulières essentielles pour préserver sa durée de vie. En général, elles s’envisagent tous les 60 000 km mais cela dépend bien entendu des préconisations du constructeur. Certaines parmi les plus anciennes partagent leur huile avec le moteur mais cela reste très rare.

Les transmissions automatisées : un entretien à ne jamais négliger
Au contraire de la transmission manuelle, les transmissions automatiques, robotisées ou à double embrayage exigent moins de maîtrise de la part des conducteurs puisqu’elles se chargent elles même de passer les rapports. Quelques précautions sont tout de même recommandées : ne pas oublier le frein à main, même lorsque la position Park est engagée, en particulier en pente, éviter de rester au neutre au feu rouge et bien entendu, ne pas passer la marche arrière ou engager la position P si l’arrêt n’est pas complet.
Ces transmissions nécessitent un entretien plus rigoureux, en particulier en ce qui concerne la vidange. Les intervalles préconisés par le constructeur doivent être scrupuleusement respectés et même raccourcis en cas d’usage intensif. Pour certains modèles anciens des années 2000, il convient même d’aller à l’encontre des recommandations de certaines marques, qui annonçaient un « graissage à vie » de leur boîte, alors qu’elles nécessitaient bien une vidange régulière.
Afin de réaliser cette opération, il est préférable de faire appel à des spécialistes des transmissions automatisée, chacune ayant sa propre procédure de vidange, parfois très complexe. Bien entendu, il convient de changer à chaque fois le filtre, appelé « crépine » qui récupère les particules d’usure, qui sont généralement à l’origine des pannes lorsqu’elles s’accumulent. Lorsque ces conditions d’usage et d’entretien sont respectées, certaines transmissions automatiques parmi les plus fiables peuvent largement dépasser la durée de vie du véhicule.

Les transmissions intégrales : des précautions parfois méconnues
Les automobiles disposants de quatre roues motrices permettent un surcroit de sécurité non négligeable, notamment en hiver, mais elles sont naturellement plus complexes. Elles intègrent en effet un arbre de transmission supplémentaire (sauf les électriques), des embrayages, visco-coupleurs, boîte de transfert ou différentiels additionnels avec blocage selon les cas. Leur utilisation nécessite certaines précautions, à commencer par un état d’usure des pneus égal sur les quatre roues, pour ne pas provoquer de contrainte mécanique excessive. Sur les modèles 4X4 de franchissement dotés de blocage manuel des différentiels, ces derniers ne doivent pas être actionnés sur asphalte, là encore pour limiter les contraintes sur la transmission. Enfin certains organes doivent faire l’objet d’un entretien régulier, à l’instar des boîtes de transfert et les ponts, à vidanger régulièrement.

Le grand oublié de la transmission : le différentiel ou pont.
Sur les modèles à traction avant, le différentiel, qui permet tout simplement au véhicule de tourner sans blocage des roues, est intégré à la transmission. Dès lors, il ne nécessite pas d’entretien spécifique. En revanche, sur les automobiles propulsion ou à transmission intégrale, il est situé en au niveau du pont arrière ou du pont avant, dans un carter dédié et nécessite une vidange régulière, d’autant plus qu’il peut être sujet à des fuites sur les modèles les plus anciens. Un organe à ne pas oublier car sa réparation peut s’avérer extrêmement coûteuse. Elle s’annonce en général lorsqu’un sifflement ou des bruits de roulement se font entendre à leur niveau.
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Écrit par Rétro+ — Publié le