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Associer le plaisir du tourisme en liberté avec celui du voyage dans le temps : c’est ce qui attire de plus en plus d’amateurs de vans aménagés anciens. Une mode qui profite bien entendu au premier d’entre eux : le Volkswagen Combi.

Chacun connait les avantages du van aménagé, qui remporte un succès tel que les constructeurs ne sont plus en mesure de répondre à la demande : encombrement réduit, autorisations de stationner plus larges et budget plus accessible qu’un camping-car. Ce mouvement porte un nom : Van Life, qui incarne un idéal, celui de l’exploration de la nature en toute liberté. Certains veulent pousser le dépaysement encore plus loin en le vivant dans un modèle de collection. Un voyage dans le temps qui peut être associé pour les plus passionnés à la mode du Vintage, en utilisant des objets domestiques d’époque et pourquoi pas, des vêtements. 

 

L’origine de la Van Life : le Volkswagen Combi

C’est par lui que l’idée même de van transformé a vu le jour : le Volkswagen Combi T1, qui a démarré sa carrière en 1950, fût en effet le premier à être commercialisé par Volkswagen en version aménagée, dès 1951. L’idée originale ne provenait d’ailleurs pas du constructeur : elle est l’œuvre du carrossier puis fabricant de caravane Westfalia, qui répondit à la demande d’un client britannique en équipant l’utilitaire de banquettes transformables en lit, d’une petite table, et de rideaux. Très vite, un partenariat avec Volkswagen s’est noué pour assurer la commercialisation de cette transformation dans le réseau du constructeur. Elle se poursuit jusqu’à aujourd’hui. Dans l’imaginaire collectif, le nom de l’entreprise allemande est bien entendu associé au toit transformable à soufflet, qui n’est pourtant apparu qu’à partir de 1957 sur les modèles « Dormobile ». Corollaire de son statut d’icône, le premier des combis s’échange à prix d’or lorsqu’il est équipé d’un aménagement d’origine et est désormais considéré comme un modèle de collection à part entière, pas toujours compatible avec un usage de loisirs.

 

La tradition a perduré sur plusieurs générations d’utilitaires Volkswagen : le T2, produit à partir de 1968 et le T3 lancé en 1979 ont également fait l’objet de nombreux aménagements. Aujourd’hui, certains amateurs commencent même à s’intéresser au T4 Caravelle dont la production a commencé en 1990. Ces modèles ont l’avantage d’être moins coûteux que le mythique T1, même s’il faut compter au moins 30 000 € pour s’offrir un bel exemplaire authentique de T2 « Westfalia » et 20 000 € pour un T3. Les plus malins peuvent s’orienter vers d’autres équipementiers moins connus qui ont également conçu des aménagements pour le célèbre fourgon Volkswagen : Devon en Grande Bretagne ou encore Reimo en Allemagne. Célèbre dans le monde entier, le Combi fait l’objet d’un véritable culte, avec ses magazines dédiés et ses rassemblements. C’est ainsi que près de 1 500 d’entre eux se sont donnés rendez-vous à Cherizet, en Saône et Loire, du 19 au 21 août 2022. Les puristes ne jurent que par les exemplaires motorisés par le fameux Flat Four issu de la Volkswagen Coccinelle et son bruit caractéristique. Attention cependant aux limitations d’usage qu’il implique : peu puissant, il n’est pas du tout adapté au roulage sur autoroute et préfère de loin les nationales et départementales. Gare également aux nombreuses transformations qui n’épargnent pas les modèles aménagés : châssis surbaissés et moteurs gonflés sont légion et rarement homologués.

 

Les concurrents du combi

Même si le combi est emblématique du mouvement, d’autres utilitaires anciens se prêtent aux transformations en van aménagé. L’inconvénient est qu’il faut souvent procéder à la transformation à postériori, les réalisations « d’origine » étant beaucoup plus rares que sur le Combi. Cela impose de passer par un professionnel qui fait homologuer le véhicule après l’avoir transformé. Il acquerra ainsi la fameuse mention VASP sur la carte grise, indispensable pour passer le contrôle technique et être assuré conformément à la loi, à des tarifs préférentiels chez Quattro Assurances. Une mention qu’il faudra impérativement rechercher sur des modèles déjà transformés, même si l’équipement paraît « professionnel ».

 

Attention, en cas d’aménagement « amovible », souvent employé pour contourner l’obligation d’homologation, l’assurance ne couvre pas en cas d’accident. L’avantage de se lancer dans l’aventure est d’avoir accès à une variété de modèles beaucoup plus grande et souvent à petit prix : les Renault Estafette, Mercedes 508D, Bedford ou encore Peugeot J7 et Ford Transit exigent un budget bien moins important que les Volkswagen. Seule exception parmi ces solutions alternatives, le Citroën Type H, très recherché et dont la cote est élevée. Dans tous les cas, il convient d’ouvrir l’œil : véhicule d’usage par excellence, les utilitaires anciens sont souvent rouillés et usés jusqu’à la corde. Trouver un exemplaire en bon état requiert donc de la patience et de la détermination. Les plaisirs de la liberté et de la nostalgie sont à ce prix. 

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Écrit par Rétro+ Publié le

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